11 avr. 2014

Trop, c'est trop.
Le pire quand on a choisi de ne commander que sur Internet dans des boutiques en ligne (qui n'ont pas pignon sur rue), à l'heure des facturations électroniques et du e-banking ? C'est de recevoir chaque mois des centaines et des centaines de pages de catalogues en papier qui finissent directement à la poubelle. Certaines enseignes abusent même de ce procédé, particulièrement LaRedoute et Vertbaudet, dont je peux recevoir jusqu'à 10 enveloppes et catalogues par mois ! Ceci alors même que je n'ai jamais passé de commande autrement que sur leurs sites.

Je crois que certaines sociétés de vente par correspondance sur internet se moquent tout simplement de leurs clients. Ou plutôt, elles ont de l'argent à dépenser en papier et frais d'imprimeur, de l'argent vraiment jeté par la fenêtre, car je suis persuadée de ne pas être la seule à balancer toutes ces pages aux vieux papiers. Et le pire ? C'est que comme certaines commandes arrivent au nom de mon mari (sans qu'il n'ait jamais créé le moindre compte sur ces sites de vente, hein), nous recevons un grand nombre de ces publicités à double exemplaire (merci VAC) ! Un vrai gâchis...

Cela fait plusieurs années que j'achète pratiquement tout par Internet : livres, partitions, CD, habits, chaussures, jouets, articles de puériculture, appareils électroniques et ménagers, voyages, nourriture, cosmétiques, articles de sport, de bricolage, etc. D'une part, je gagne du temps, car cela m'évite de devoir me déplacer, passer une journée à aller d'un magasin à l'autre sans trouver ce qu'il me plaît, au prix qu'il me plaît, transporter des sacs lourds, faire la queue à la caisse, attendre mon tour pour avoir un renseignement ou passer commande auprès d'un vendeur. Surtout avec deux tous-petits qui transforment la moindre sortie en expédition aventureuse. Et d'autre part je gagne de l'argent, car les produits en ligne, surtout à l'étranger, coûtent parfois jusqu'à 50% moins cher que dans les boutiques "en dur", je n'ai pas besoin de payer de place de parc ni de billet de transport, je ne risque pas de me faire détrousser par un pickpocket comme il en grouille par ici dans les magasins et je peux avoir directement accès à tous les sites de comparaison de prix.

Vous me direz que faire ses courses dans de vrais magasins avec des murs et des vendeurs est incomparable, que cela maintient des emplois, que rien ne vaut le contact et la vue des produits que l'on peut tenir entre les mains et emporter tout de suite chez soi. En plus, on découvre des choses que l'on aurait jamais pensé acheter. Certes. Mais aujourd'hui, nous vivons dans un marché mondial, que cela soit idéal ou non, on se retrouve avec des vitrines qui comportent des millions d'articles différents, de toutes provenances, alors que dans les magasins de ma ville, les choix restent limités. En ligne, je peux commander une chaise au Japon, une crème aux États-Unis, des crochets en Angleterre, une valise en Allemagne et même des savons en Suisse, et les recevoir en quelques jours devant ma porte. Combien de fois ai-je dû patienter 3 semaines pour un livre, 2 semaines pour un jeu, 10 jours pour une batterie d'appareil photo ? Souvent. Bien sûr, rien n'est indispensable et je pourrais me passer de tout cela pendant bien des semaines sans que mon existence en soit affectée, mais que dire des prix ? Les écarts de 30 à plus de 50% (voire même davantage encore...) se justifient-ils ?

Toujours est-il qu'en commandant par Internet, je me dis qu'au moins, je n'ai pas besoin d'acheter de deuxième voiture pour faire mes emplettes ou aller me balader, je m'épargne les bouchons, les parkings bondés... Un tout petit geste pour l'environnement. A la place, les camions de livraison de la poste font leur tournée de maison en maison. Mais ces petits efforts sont totalement anéantis par ces montagnes de papier qui atterrissent dans ma boîte aux lettres tous les jours. La Poste doit être contente.

Comme je le disais plus haut, les pires sont LaRedoute et Vertbaudet, qui appartiennent à la même société. Il n'est pas rare de recevoir, en plus des innombrables publicités, des courriers qui ne servent qu'à confirmer... que la facture a bien été payée. C'est brillant. Leur marketing est tellement agressif que ce sont parmi les rares qui osent envoyer des publicités... par SMS également. Et il est inutile d'essayer de se désinscrire de leurs listes de "mailing", ils ignorent toutes demandes.

Mais... la palme du gaspillage de papier revient certainement à BonPrix, qui arrive à envoyer régulièrement d'épais catalogues contenant des vêtements tous plus ringards moches les uns que les autres, alors que je n'ai rien jamais commandé chez eux, et que je ne les connaissais même pas.

Il y a de quoi dégoûter les clients à force de les harceler ainsi... Je crois que je vais retourner dans ces bons vieux magasins, au moins je serai sûre que ce que je vois est toujours en stock, n'est-ce pas. Mais avant, je vais désormais renvoyer à l'expéditeur toutes ces piles de papier inutiles. Hop dans la boîte avec la mention "refusé", et le tour est joué.

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