12 mai 2014

Jupiter Bar, à Berkeley
Grâce au groupe LinkedIn créé par le staff de l'université, nous avons pu prendre contact entre futurs étudiants de LLM déjà bien avant notre arrivée à San Francisco. De fil en aiguille, un étudiant indien a proposé de nous retrouver sur Whatsapp, et là, ça a démarré tout de suite très fort. Imaginez un groupe de plus de 50 étudiants en train de chatter tous ensemble. Cacophonie ? Non, mais difficile de suivre le fil d'une conversation quand chacun apporte son grain de sel. Toujours est-il que les échanges se sont multipliés et tous vraiment sympathiques. Quelques personnalités se détachent du lot, mais les provenances sont si diverses qu'il est déjà formidable d'arriver tous à ce consensus : une rencontre le samedi 10 mai, à Berkeley, deux jours avant le début des cours. Idéal pour faire connaissance.

Le rendez-vous est fixé à 17 heures au Jupiter Bar, situé en plein cœur de Berkeley, juste devant la sortie de la station du RER "Bart", et à côté d'une des boutiques de jeux de plateau la mieux garnie loin à la ronde. J'hésite brièvement à acquérir Suburbia, un jeu de placement à la Sim City, et Love Letter, un mini jeu d'un auteur japonais, dont le matériel se limite à une vingtaine de petites cartes, mais je tombe sur deux futurs camarades brésiliens, qui avaient aussi l’œil rivé sur Whatsapp. Rencontre réelle en temps virtuel, très amusant alors que nous ne nous étions encore jamais vus, même par photos interposées. Ceux-ci sont à la recherche d'un nouveau logement après avoir vécu l'enfer durant une nuit dans une pension miteuse, la Piedmont House (saleté extrême, rats dans la cuisine, puces de lit, puanteur omniprésente, pas de rideaux aux fenêtres, personnel antipathique...) et parcourent la ville de long en large dans l'espoir de trouver un hôtel de remplacement au plus vite. Je veux bien les croire quand ils me disent qu'il n'existe pas de pire hôtel dans le coin.

Donc, j'arrive finalement au Jupiter Bar, à l'heure pile du rendez-vous (je ne suis pas suisse pour rien). Le bar est encore presque vide. On se trouve dans une grande halle industrielle entièrement réhabilitée, toute construite en briques rouges. Peut-être une ancienne brasserie ? D'ailleurs, la bière a l'air d'être la boisson principalement servie dans ce lieu. Le décor : de grandes tables rondes en bois, un très haut plafond et à l'arrière, une belle terrasse entourée de lierre. Je suis la première à arriver, en-dehors de la fille allemande qui a organisé la soirée. Elle ne sait pas si nous serons 10, 20 ou 50, mais cela s'annonce bien.

Les gens arrivent les uns après les autres. Je me commande une pizza Athena végétarienne (pesto, artichauts, tomates séchées, oignons, feta, mozzarella...), avec une limonade. Incroyable, la limonade est une vraie limonade fait maison, très rafraîchissante et ne coûtant que USD 1,50 pour 5 dl, et la pizza est... excellente ! Cuite au feu de bois dans un four à pierre, un goût authentiquement italien, préparée sous nos yeux par de vrais pizzaïolos, la pâte est cuite juste ce qu'il faut et très croustillante, en plus d'une garniture généreuse. Il y a en bonus un serveur qui semble sortir d'une peinture des années 1860, genre illustration d'un messager du Pony Express, avec sa barbe de colon du Far West, très cordial malgré l'augmentation rapide de la masse de convives autour de notre table. Nous nous déplaçons à l'étage.

Le bruit ambiant devient de plus en plus fort. Je ne saurais même pas dire s'il y avait de la musique de fond. Les étudiants viennent vraiment de tous horizons : Inde, Portugal, Slovaquie, France, Vietnam, Brésil, Mexique, ... Nous avons tous environ 30 à 35 ans, ce qui nous rapproche encore davantage. Suis étonnée d'avoir uniquement rencontré des personnes apparemment souriantes, enthousiastes et sympathiques. (Cela ne m'est encore jamais arrivé lors d'autres rencontres du même type...) Difficile de retenir plus de 40 prénoms d'un seul coup. Tout le monde dit que je suis polyglotte, car je viens de Suisse. Probablement.

En tout cas, j'ai passé une excellente soirée et l'ambiance était vraiment chaleureuse. Le Jupiter Bar est connu aussi pour ses bières et n'a pas fait défaut à sa réputation de lieu prisé des étudiants de l'université voisine. Il y a à manger et à boire pour tous, j'en ai eu la confirmation rien qu'à voir les sourires de satisfaction de mes futurs camarades. En plus, sur le moment, nous aurions pu aussi bien nous trouver à Hong-Kong qu'à Prague, pas forcément aux États-Unis. Vivement que j'y retourne, et vivement demain, que nous puissions nous retrouver.

Aparté : la fête des Mères a aussi lieu aujourd'hui aux États-Unis, comme en Suisse (mais pas comme en France), et j'ai été surprise du peu de publicité autour de cet événement ici...

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