31 oct. 2014

Au diable, Halloween !
Je viens de voir (et entendre) passer un petit groupe d'adolescents vaguement grimés et déguisés en sorciers et fantômes.

Il me semblait pourtant que cette fête totalement importée des États-Unis (même si elle est d'origine irlandaise) il y a une vingtaine d'années, était en train de disparaître malgré l'acharnement des magasins à l'instaurer sous nos latitudes. En fait, non. Ce matin, mini-K. 1 a été invité à se déguiser pour aller à l'école, ce qu'il n'a pas fait, car je ne l'avais pas prévu et n'avais même rien à lui mettre sur le dos pour qu'il puisse se transformer en fantôme, animal ou morceau de marshmallow. En classe, ils ont non seulement décoré des citrouilles mais aussi distribué des bonbons, ce qui est tout de même assez sympathique, car il y a des élèves anglo-saxons dans la classe, ce qui permet de partager un peu de leur culture et parler des citrouilles, de la couleur orange et de la signification de certains mots associés à Halloween en anglais.

Mais, ce soir, des enfants ont sonné à notre porte. Je n'ai pas ouvert, car il était écrit de ne pas sonner parce que, oui, à l'étage des bébés dorment et que nous ne fêtons pas Halloween. Si ces petits enfants (et parents) suisses avaient vraiment assimilé les règles de cette fête très populaire outre-Atlantique, ils auraient d'ailleurs su d'emblée que nous ne fêtions pas Halloween et qu'ils n'étaient pas spécialement les bienvenus, car il n'y a aucune décoration devant notre maison. Pas le moindre truc orange ni même de loupiote pour éclairer l'allée. On ne sonne pas à la porte de quelqu'un qui n'y a pas au moins accroché des petits dessins de citrouilles ou des sorcières, c'est la coutume.

Pourquoi je ne veux pas fêter Halloween à la maison ? Parce que Halloween, c'est la Toussaint. Et pour moi, la Toussaint ce n'est pas se déguiser en n'importe quoi pour quémander des bonbons chez des voisins ou pire, chez des gens que l'on ne connaît pas. Et puis le 2 novembre, c'est la fête des morts et l'occasion d'honorer leur mémoire en allant nettoyer leur tombe et leur apporter des fleurs.

Halloween, en Suisse, est une fête artificielle, directement importée des États-Unis, où l'ambiance n'est pas la même et où l'on ne fête pas Carnaval. Ici, nous avons d'autres occasions pour nous déguiser et défiler dans la rue. Quant aux bonbons à distribuer aux enfants qui les extorquent, ils ne sont pas tous bons. Chez l'Oncle Sam, d'ailleurs, ceux qui sont donnés à Halloween doivent être emballés à l'unité et d'origine industrielle pour que les parents sachent si ceux-ci peuvent être mangés par leur enfant. Ceux de ma photo, les Laffy Taffy de chez Wonka, sont d'ailleurs exempts de tout arôme et colorant naturel (vous avez bien lu, on est très loin des Sugus même si la texture pourrait sembler proche). C'est dire que cette fête n'est qu'un mauvais prétexte pour ingurgiter des cochonneries.

Mais, si cette fête devait vraiment plaire à mes enfants un jour, je reconnais que je serais prête à quelques concessions, comme par exemple, à organiser une soirée en famille spéciale Halloween avec de la soupe à la courge, des décorations de circonstance et des déguisements que l'on aura fabriqués soi-même. Mais, il me semble exclu d'aller réclamer des bonbons dans le quartier. Ce n'est vraiment pas une fête à imposer à ceux qui ne veulent pas la fêter. Et puis, sonner aux portes des gens après 20h, cela ne se fait pas, sauf si on est invité à le faire.

A propos, qui veut des Laffy Taffy ? (Vous noterez sur la photo que j'en ai un paquet de 1,36 kg...)

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